Publié par Rédacteur Visaltitude dans matériel randonnée le 07/01/2026 à 15:06
Savez-vous qu’avoir avec soi une trousse de secours pour la randonnée est un geste potentiellement vital ? Avec environ 50 000 accidents recensés chaque année en France, la sécurité en montagne et sur les sentiers reste une préoccupation majeure.
Apporter les premiers gestes de soin au randonneur blessé est souvent urgent et indispensable pour gérer les traumatismes. Il est donc nécessaire de posséder un kit de secours en randonnée adapté.
Mais quel matériel faut-il absolument intégrer ? Nous faisons un tour d’horizon de la composition utile en vous proposant une liste complète du contenu de base de votre trousse de premiers secours.
L’importance d’avoir toujours avec soi une trousse à pharmacie est de soigner la bobologie. Cela s’avère utile d’avoir une certaine autonomie lorsque vous êtes en zone isolée (en montagne, en milieu éloigné d’un village ou d’une ville) pour dispenser la première assistance.
Savoir quoi mettre dans votre kit d’urgence est essentiel pour appliquer les soins nécessaires dans l’immédiat. Son contenu doit être adapté en fonction de la personne qui l’utilise et doit correspondre à la durée de votre randonnée (que ce soit pour la journée ou pour un trek de plusieurs jours).
Le premier conseil est de se nettoyer les mains avant de désinfecter une plaie pour éviter tout risque de surcontamination. En l’absence d’eau et de savon, appliquez un désinfectant hydro-alcoolique (à base d’eau avec au moins 60 % d’alcool).
Ensuite, mettez des gants en nitrile (non latex) pour une protection totale et hygiénique lors des soins. Le nitrile est souvent préféré au latex pour éviter les risques d'allergie.
L’objectif du nettoyage d’une plaie est d’enlever toutes les salissures qui peuvent l'infecter.
Produits nécessaires :
L'eau stérile : Peut être sous forme de lingette ou de brumisateur pour un nettoyage en premiers soins. L'eau stérile permet d'éliminer les impuretés dans la plaie, réduisant ainsi le risque d'infection.
L'eau oxygénée : Nettoyant de plaies superficielles, elle possède des propriétés antiseptiques utilisées pour aseptiser les petites blessures.
La chlorhexidine aqueuse (en spray) : Très utile pour ses propriétés antiseptiques, elle permet une désinfection des plaies bénignes.
L’éosine : Peut être appliquée pour assécher une plaie et pour son traitement antiseptique.
Évitez l’alcool à 90° qui est moins microbicide.
Pansements de différentes tailles (utiles pour les ampoules).
Sparadrap microporeux.
Compresses de gaze stériles.
Taping et écharpes pour le bandage/maintien.
Plaques hydrocolloïdes pour le traitement des ampoules percées : elles permettent d’absorber l’exsudat.
Des pansements gras (ou interfaces), pour les brûlures et les plaies cutanées.
Set de suture stérile (si vous êtes formé aux premiers secours).
Attelle gonflable ou de fortune (bande ou écharpe).
Bande de contention : Utile en cas d'entorse ou de foulure pour immobiliser l’articulation (méthode R.I.C.E. : Repos, Glace (Ice), Compression, Élévation).
Par principe de précaution, dans le cas d’une ampoule due à un échauffement, il est conseillé de ne pas la percer pour éviter tout risque d’infection. Il est préférable de laisser la peau pour favoriser la cicatrisation. Si besoin, désinfectez la plaie, puis utilisez en protection :
Un pansement hydrocolloïde : Pansement qui absorbe l’exsudat (liquide de plaie).
Pansement stérile.
Pour éviter les phlyctènes, choisissez des chaussures à votre pointure, plus larges, plus souples et plus confortables. Portez également des chaussettes anti-ampoules en prévention.
Dans le cas où vous avez un corps étranger dans les yeux :
Sérum physiologique.
Collyres.
L’hexamidine : Antiseptique oculaire.
Ciseaux à bouts ronds (pour la sécurité, couper bandes/vêtements).
Pince à échardes (fine et précise).
Épingles à nourrice de sûreté.
Élastique (modèle pour les cheveux : plus solide).
Sparadrap.
De la colle chirurgicale pour pratiquer une suture (permet de refermer une plaie pour une meilleure cicatrisation).
Utiliser de la super glue, comme l'indique l’explorateur Mike Horn :
« Je prends de la super glue qui a déjà collé mes dents, je colle les plaies quand je me coupe »
Compresses hémostatiques pour faciliter l'arrêt des saignements en cas de coupure.
Mèches nasales stériles (saignement de nez).
Garrot non élastique.
Huile essentielle de Ciste : Bon anti-hémorragique, elle permet de stopper les saignements et favorise la cicatrisation.
Une chute en randonnée peut causer diverses blessures comme des fractures, des entorses, des égratignures et, au pire, des traumatismes crâniens. Pour atténuer la douleur ressentie, on peut utiliser certains remèdes tels que :
Antalgiques (paracétamol, ibuprofène).
Des granules homéopathiques d’ARNICA 9 CH pour limiter les traumatismes en cas de coup ou de chute.
Anti-inflammatoires (crème ou gel pour douleurs musculaires/articulaires). Ex : VOLTARENE EMULGEL, BAUME SAINT BERNARD.
L’huile essentielle d’Immortelle qui peut agir comme anti-hématome.
Antihistaminiques (pour piqûres d'insectes, réactions allergiques légères).
Antalgiques.
Antiseptique.
Pour les morsures de serpent, évitez la pompe aspi-venin. Comme l’indique le MSD Manuals :
« Les garrots, préparations locales, toute forme d'aspiration du venin avec ou sans incision, cryothérapie, choc électrique n'a pas été prouvé ».
En cas de douleur, utilisez uniquement le paracétamol. Attention, ne donnez pas d'anti-inflammatoire, ni d'aspirine, ce qui augmente le risque de saignement.
Citronnelle pour la prévention des piqûres.
Appelez en urgence le 112 pour une prise en charge rapide.
Avant toute chose, il faut prévenir les coups de soleil et se protéger des UV, sachant qu’ils sont plus forts en montagne. Appliquez une crème solaire SPF 50 pour limiter les effets néfastes du soleil.
Dans le cas de brûlures ou de plaies cutanées suintantes, utilisez des pansements gras (ou interfaces). Faites attention à l’état de conservation en fonction de la chaleur et de l’humidité.
Crème pour les brûlures au 1er degré (par ex : Biafine, Bepanthen).
Cycatril : Cette pommade est antiseptique et cicatrisante. Elle est utilisée dans le traitement local des plaies et des brûlures superficielles peu étendues.
Huile essentielle de lavande aspic pour apaiser et favoriser la cicatrisation des brûlures et des coups de soleil.
Prenez le soin de bien vous hydrater avec des solutions d’électrolytes (eau à base de sels minéraux). Utilisez des sachets de réhydratation comme Hydratis par exemple.
L’huile essentielle de Gaulthérie couchée s’utilise pour soulager les courbatures et favorise la détente des muscles ;
Recostim : Antalgique à base d’arnica.
Sportenine : Utilisé en cas de crampes ou de fatigue musculaire.
Antidiarrhéiques (Par ex : Lopéramide).
Comprimés contre les nausées/vomissements (mal des transports si besoin).
Traitement pour prévenir le mal aigu des montagnes : Diamox - L'acétazolamide.
Mal d’altitude : Dexaméthasone, pour réduire le gonflement du cerveau et d'autres effets graves du mal de l'altitude.
Produits naturels : Gingembre pour soulager les nausées et vomissements. Ail pour fluidifier le sang et améliorer la circulation sanguine. Ortie riche en fer pour une meilleure oxygénation.
L’éraflure ou l’écorchure, provenant par exemple d’une chute, abîme la peau mais saigne peu.
La piqûre, résultant d’un clou, d’une aiguille, etc., peut être profonde. Mais elle sera « fermée » vers l’extérieur et saignera généralement peu.
Une coupure, avec un couteau, une pierre pointue, une boîte de conserve, etc., sera parfois profonde, longue et saignera abondamment.
Quant aux morsures, elles provoquent des dommages allant de l’éraflure à la plaie profonde.
Dans tous les cas, les plaies exigent des soins adaptés.
Couverture de survie : Pour se protéger du froid en cas d'immobilisation prolongée.
Petit miroir : Permet de voir les blessures non accessibles.
Un thermomètre pour prendre la température du corps.
Un tensiomètre pour mesurer la tension (pour un trek de longue durée ou si pathologie spécifique).
Lampe frontale (avec piles de rechange ou rechargeable).
Sifflet de détresse pour avertir les personnes à proximité.
Briquet/allumettes étanches.
Crayon-papier (pour noter des informations vitales).
Chargeur portable pour téléphone / Bloc chargeur solaire.
Carnet avec les numéros d'urgence (SAMU, pompiers, N° de téléphone de personnes de la famille, médecin, etc.).
Liste des médicaments à prendre en cours de traitement.
Vérifier si l’on a le vaccin du tétanos à jour.
Savoir bien ranger sa trousse de premiers soins est également important pour faciliter l’accès rapide aux produits, classer le matériel par catégories et retrouver facilement les éléments.
Choisissez une pochette imperméable (style Dry Bag ou pochette Zip-Lock), une sacoche souple, ou utilisez un boîtier rigide pour éviter l’écrasement.
Préférez une couleur vive (rouge, orange) pour qu’elle soit facilement reconnaissable et visible, même dans l’obscurité, en cas d’urgence.
Le positionnement de la trousse doit être facilement accessible afin d’y avoir accès rapidement en cas d’urgence. Exemple : une poche intérieure dédiée du sac, protégée de l’exposition au soleil.
Utilisez des compartiments ou des sachets transparents.
Séparez les produits en les organisant par catégorie (soins, médicaments, instruments).
Collez une liste de contenu à l'intérieur afin de répertorier tout le contenu et de retrouver rapidement le produit recherché.
Liste signalant les traitements en cours facilement visible.
Contrôlez la date de péremption des médicaments et produits. Remplacez les éléments utilisés si besoin.
Faites attention à l’état de conservation de certains médicaments en fonction de la chaleur et de l’humidité qu’ils ont subies.
Vérification de l'étanchéité et de l’état du contenant.
Avoir une formation de secouriste est un atout pour connaître les gestes essentiels pour secourir une personne dans l’urgence, et cela peut même sauver des vies.
Avertir les secours (savoir donner les bonnes informations).
Sécuriser la zone et la personne.
Juger de l’état de santé général de la personne.
Porter les premiers soins et savoir utiliser le matériel adapté.
Croix-Rouge, Protection Civile, associations de secourisme.
GQS (Sensibilisation aux gestes qui sauvent).
PSC1 (Prévention et Secours Civiques de Niveau 1) comme formation de base.
Avoir un bon équipement de randonnée.
Savoir utiliser le matériel (boussole, carte, etc.).
Être dans une condition physique adaptée.
Être dans un bon état de santé.
Se renseigner sur l’itinéraire. Si besoin, faire une reconnaissance du parcours. Utiliser une application téléphone pour le tracé et la position GPS.
Informez, si possible, une personne de votre entourage sur le tracé de votre itinéraire et l'heure de votre retour prévue.
Consulter la météo du jour et du lieu.
Se renseigner auprès de randonneurs qui ont déjà effectué le parcours sur d’éventuelles embûches, difficultés et accessibilité.
Pour résumer, en premier lieu, il faut prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter le risque d’accident. Avoir le matériel adéquat avec soi dans une trousse de secours pour la randonnée est primordial et savoir l’utiliser à bon escient est nécessaire. Le plus est d’avoir une formation en premiers secours pour connaître la procédure des gestes à effectuer en cas d’accident.
Alors, avec tous ces conseils, vous êtes prêt à faire une randonnée en toute sécurité !
Sources et références :
Premiers soins et plaies : Manuel MSD - Soins des plaies & Croix-Rouge Française - Contenu de la trousse de secours.
Morsures et piqûres : Ameli.fr - Morsure de serpent & Manuel MSD - Piqûres d'insectes.
Risques liés au soleil : Ameli.fr - Bons réflexes en cas de coup de soleil.
Hydratation : Manuel MSD - Déshydratation.
Aspect juridique : Association AIVF - Indemnisation accident de randonnée.
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